Coco Chanel • Elisabeth Weissman

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Éditions de la Loupe, 2007 (149 pages)

Ma note : 15/20

Quatrième de couverture …

Comment une petite orpheline abandonnée par son père derrière les hauts murs d’un couvent est-elle devenue la célèbre Coco Chanel, à la tête « du plus grand empire construit par une femme » ? Elle fut la grande « Mademoiselle », créatrice de la petite robe noire, du parfum N°5, du bijou fantaisie, de la marinière et du sac matelassé, et de tant d’autres classiques. Elle fut la discrète mécène de Cocteau, Radiguet, Stravinsky, Reverdy… Elle eut des amants riches et célèbres, des ducs et des artistes, mais aussi des hommes aux engagements troubles. Elle eut la gloire, l’argent, mais ne fut jamais une femme vraiment heureuse…

Mon avis …

Journaliste et essayiste, Elisabeth Weissman retrace, dans cette courte biographie (d’une centaine de pages), le parcours professionnel et les choix amoureux de Gabrielle Chasnel dite Coco Chanel. La plume est directe, sans fioritures. Une particularité appréciable pour qui souhaite entrer rapidement dans le vif du sujet. Je dois dire que je ne connaissais absolument rien du vécu ou de la personnalité de celle qui aimait se faire appeler “Mademoiselle”. Cette biographie est idéale pour se faire une première idée de celle qui devint rapidement une modéliste et femme d’affaires renommée. Pour celles et ceux qui recherchent une biographie beaucoup plus fouillée, je vous conseille de vous tourner vers d’autres écrits. 

Née à la fin du XIXème siècle, Chanel a toujours cherché à taire ses origines modestes. Sa mère, de constitution fragile et épuisée par de multiples grossesses, décède de la tuberculose alors que notre future styliste n’a que douze ans. Volage et souvent absent, son père la confiera rapidement à un orphelinat (de même que ses sœurs) : l’abbaye d’Aubazine. C’est précisément là que Chanel aurait commencé à apprendre la couture, s’inspirant des lignes sobres et épurées de l’architecture géométrique de l’abbaye. Suivront ensuite de nombreuses rencontres, des liaisons avec des hommes fortunés et influents, mais aussi l’ouverture d’un salon de modiste dès 1910, au 21 rue Cambon, à Paris. 

L’abandon du corset. Le pantalon. La petite robe noire. La marinière. Le tailleur. Des vêtements simples, et enfin confortables. Tout cela, c’est Chanel ! Elle a fait bien plus que créer la mode, elle a sans aucun doute contribué à créer l’image de la femme moderne. Et si l’on découvre que Poiret ou encore Elsa Schiaparelli furent ses grands rivaux, elle a réussi à traverser les années jusqu’à son décès dans les années 70. 

Quel parcours ! Je dois vous avouer que j’ai été frappée par sa détermination, son goût pour le travail et l’effort, sa tenacité. Ses positions tranchées pendant la seconde guerre mondiale sont souvent moins connues du grand public. De même que j’ignorais totalement qu’elle n’aura jamais été véritablement heureuse en amour (du moins sur le long terme). Malgré de nombreux amants, Coco Chanel n’aura ainsi jamais d’enfants et ne se mariera pas, les hommes qu’elle choisira préférant convoler… avec une autre qu’elle ! Elisabeth Weissman insiste alors ici sur sa détresse face à ces multiples abandons, toutes ces histoires qui ne marchèrent pas mais qui furent source d’inspiration dans son travail : les robes à motifs slaves (lors de sa liaison avec le grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie) ou encore le costume masculin, la veste en tweed (lorsqu’elle devint l’égérie du 2e duc de Westminster dans les années 20). 

Un destin fascinant donc, même si je n’ai pas spécialement éprouvé de sympathie envers Coco Chanel. Il faut dire qu’elle était réputée pour être impitoyable, difficile voire tyrannique dans son travail. Reste que ce fut sans doute une femme passionnée, et qu’on ne peut qu’admirer son talent et sa force de travail.

Extraits …

« Les modes sont bonnes quand elles descendent dans la rue, mais pas quand elles en viennent. »

« J’ai rendu au corps des femmes sa liberté, expliquera-t-elle. Ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, les rembourrages. »

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2 commentaires sur “Coco Chanel • Elisabeth Weissman

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    1. Je ne l’ai pas vu, mais vu que j’aime bien Audrey Tautou je me lancerai forcément un jour. Oui, je ne connaissais rien sur sa vie non plus, et j’ai été assez surprise de ce que j’ai pu lire (je pensais qu’elle était issue d’un milieu aisé par exemple, alors que pas du tout. Pareil pour ses histoires d’amour, elles sont riches en rebondissements, je ne m’y attendais pas).

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