heart_51

9782264023827-1

Éditions 10/18, 2012 (369 pages)

Ma note : 18/20

Quatrième de couverture …

Pour les Anglaises du XIXème siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais il faut parfois savoir renoncer à son orgueil. Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant.

La première phrase

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. »

Mon avis …

Un grand classique à lire et à relire avec toujours autant de plaisir ! Jane Austen est une auteure que j’apprécie énormément. Je m’attache en effet beaucoup à ses personnages que je quitte avec regret une fois le livre terminé. Ces lectures sont également l’occasion de voyager dans l’Angleterre victorienne, qui je trouve est une période fascinante. Et… il y a bien sûr toute l’ironie mordante et second degré de l’auteure. Jane Austen a en effet un don pour croquer, et parfois sans prendre de gants, la société de son époque. Aussi personne n’est réellement épargné : les coureurs de dots, à l’instar de Wickham, auréolé du prestige de l’uniforme ; les jeunes filles impatientes de se marier (jusqu’à l’imprudence et la bêtise), comme Lydia, ou encore ceux qui obéissent avec rigidité aux convenances de l’époque : nous avons ici l’exemple de Collins. Orgueil et préjugés est un roman teinté de romantisme, mais qui en parallèle aborde tellement de sujets plus profonds : le poids des apparences, la suffisance de certains ou encore les travers de tout un chacun. Un écrit moderne. Un style élégant, fluide, et finalement séduisant.

Les cinq sœurs Bennet vivent à Longbourn auprès de leur père, érudit et protecteur, et de leur maman qui ne rêve que d’une chose : que ses filles fassent de beaux mariages. Or voici justement qu’un jeune homme célibataire, Mr Bingley, s’installe à Netherfield, le domaine voisin. Il est accompagné de ses sœurs et de Mr Darcy, un dandy prétentieux. Par l’intermédiaire d’un bal, les Bennet font aussitôt connaissance avec leurs nouveaux voisins. Si Jane, l’aînée des cinq sœurs, et Mr Bingley nourrissent très vite de tendres sentiments l’un pour l’autre, ils n’osent réellement se l’avouer. De son côté, Elizabeth reste insensible au charme de Darcy, lui préférant un certain Wickham.

Si j’ai beaucoup aimé le personnage de Lizzie, figure centrale qui ressort du roman, j’ai préféré celui de Jane qui se montre plus posée, douce et bienveillante. Je me suis peut-être davantage identifiée à celle-ci. Je dois cependant reconnaître que l’indépendance et le caractère d’Elizabeth rendent son personnage piquant et attachant. Je n’avais pas été emballée plus que ça par le personnage de Darcy lors de ma toute première lecture de ce livre. Pourtant, cette fois-ci, je dois dire qu’enfin j’ai réussi à ressentir de l’empathie et finalement à beaucoup l’apprécier lui aussi.

En bref, une très jolie lecture. A lire si comme moi vous aimez les romances historiques, mais également si vous attendez bien plus qu’une simple histoire d’amour. A ce niveau là avec Jane Austen, vous ne serez pas déçu(e).

Extraits …

« Mr Darcy se retourna et considéra un instant Elizabeth. Rencontrant son regard, il détourna le sien et déclara froidement :
– Elle est passable, mais pas assez jolie pour me décider à l’inviter. Du reste, je ne me sens pas en humeur, ce soir, de m’occuper des demoiselles qui font tapisserie. »

« De l’amour de la danse à l’amour il n’y a qu’un pas. »

« Ceux qui ne changent jamais d’opinion doivent naturellement veiller à juger du premier coup sans se tromper. »

Publicités