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9782253026822-T

Éditions Le livre de poche, 2013 (221 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Un tableau qui se décroche à la tête d’un lit, un rocher qui dévale une falaise et s’écrase sur le sentier, les freins d’une voiture qui lâchent, une balle perdue… Qui en veut à la vie de Miss Buckley ? Hercule Poirot n’aura de cesse de démasquer le coupable.

La première phrase

« De toutes les stations balnéaires du sud de l’Angleterre, St Loo est, si vous voulez mon avis, la plus agréable. »

Mon avis …

Les enquêtes imaginées par Agatha Christie ont toujours sur moi un effet réconfortant. Aussi, l’hiver commençant à se faire long, je n’ai eu qu’une envie : me plonger dans une affaire menée tambour battant par notre détective belge préféré, Hercule Poirot. Je n’ai une nouvelle fois pas été déçue du voyage. Je crois que La maison du péril est une des enquêtes comportant le plus d’humour. J’ai grandement apprécié ce détail. D’autant plus que je suis restée bouche bée devant le dénouement. Le lecteur se trouve ainsi mené en bateau du début à la fin de l’intrigue. St Loo, le tandem Poirot-Hastings, le franc parler de Nick Buckley ou encore la mise en scène finale font de ce Poirot un Poirot mémorable.

En vacances en Cornouailles, Hercule Poirot rencontre la pétillante miss Buckley, une jeune femme qui manque de se faire tirer dessus sous ses yeux. Si l’empreinte de la balle retrouvée dans son chapeau reste un détail (mineur), d’autres phénomènes bien mystérieux ne manquent pas de titiller les petites cellules grises de notre détective. Tous se déroulent en lien avec la propriété habitée par notre héroïne : End House. Qui semble vouloir tout faire pour mettre fin aux jours de Nick Buckley ? La liste des suspects se fait longue. Miss Rice, la meilleure amie de la jeune femme ; Lazarus, un amateur d’art ; ou encore le capitaine Challenger, amoureux fou de Nick, sont en première ligne.

Agatha Christie nous livre ici une intrigue qui tient la route. Autant vous l’avouer, j’étais à mille lieues d’avoir trouvé l’identité du coupable. Le twist final de l’enquête me restera longtemps en mémoire, mêlant surprise ainsi qu’une pointe de surnaturel (du moins en apparence). J’ai apprécié retrouver le flegme tout britannique d’Hastings, tout comme j’ai ri face à certaines phrases soulignant l’ego surdimensionné d’Hercule Poirot. Pour autant, n’est pas Poirot qui veut. La maison du péril est un roman que je ne peux que vous inviter à découvrir, tant je l’apprécie. Une fois refermé, je n’ai déjà qu’un souhait : me jeter sur une nouvelle enquête pour retrouver cette atmosphère so british.

Extraits …

« J’avais oublié, vous êtes si jeune qu’il est normal que vous n’ayez jamais entendu parler de moi. La célébrité n’a qu’un temps. Mon ami va vous dire qui je suis.
Nick se tourna vers moi et, un peu gêné, je m’éclaircis la voix.
– M.Poirot est… euh… était un grand détective.
– C’est tout ce que vous trouvez à dire, mon bon ami ! s’exclama Poirot. Mais voyons donc ! Expliquez à Mademoiselle que je suis l’unique, le meilleur, le plus grand détective qui ait jamais existé ! »

« Ouf ! souffla Poirot, ce que ça monte ! Je suis en nage ! Ma moustache en est toute ramollie… »

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