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9782264067340WEB

Éditions 10/18, 2016 (500 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Âgé d’une vingtaine d’années, A. vient d’hériter d’Axton House, un mystérieux domaine niché dans les bois de Point Bless, en Virginie. A. ignorait pourtant avoir un parent éloigné nommé Ambrose Wells, et savait encore moins que le pauvre homme s’était récemment défenestré le jour de son cinquantième anniversaire, tout comme l’avait fait son père, au même âge, trente ans plus tôt. Quel sens donner à ces suicides ? Où est passé le majordome qui s’est enfui le jour de la mort d’Ambrose Wells ? Quel mystère abrite le labyrinthe du jardin ? Et que penser de cette rumeur qui voudrait qu’à chaque solstice d’hiver, sous le pâle halo lunaire, un mystérieux rassemblement s’y produise ?

La première phrase

« […] Axton House et tout ce qu’elle contient. Comment concevoir que l’effigie de Thomas Jefferson, timbrant la nouvelle du décès de mon parent et de son cadeau posthume que je finis par accepter en réparation de son incapacité à m’offrir le moindre présent chrétien pendant vingt-trois ans, provoquerait un changement de vie aussi radical. »

Mon avis …

Vous commencez à connaître mon amour pour les châteaux et vieilles demeures : lorsque je suis tombée sur cette couverture en librairie, je n’ai pu résister. Et j’ai été séduite ! Sous forme de thriller alliant magistralement mystère et surnaturel, il faut dire que ce roman ne ressemble à aucun autre. Constitué de notes, de coupures de journaux, de codes à craquer ou encore d’extraits de lettres, ce récit nous entraîne dans le quotidien d’un jeune héritier (connu sous le nom de A.) accompagné de Niamh, une adolescente atteinte de mutisme. Face à cette maison ancienne remplie de secrets, la tension monte graduellement. Le final, impressionnant, ne sera révélé qu’à la toute fin du roman. Entre temps, le lecteur se trouve donc transporté dans un jeu de piste fantastique, à base de spiritisme et de franc-maçonnerie. Un roman singulier, mais hautement addictif tant je l’ai dévoré. Je vous le recommande chaudement.

J’ai littéralement adoré la forme originale de ce roman. Sans compter qu’Edgar Cantero y distille une petite pointe d’humour pince-sans-rire, tout à fait la bienvenue dans cet univers angoissant. Je vous avoue pourtant avoir eu quelques appréhensions en découvrant notre duo de héros. Une jeune adolescente muette au look punk, un jeune homme dont nous ignorons tout… Je ne voyais pas vraiment comment un duo aussi jeune pouvait tenir la route face à une intrigue noire et glaçante. Pour autant, le « couple » fonctionne merveilleusement bien. Leur relation ambigüe y est peut-être pour quelque chose, quoiqu’il en soit j’ai fini par m’attacher à ce tandem étonnant.

Des références au surnaturel, à des séries fantastiques (X-Files en tête), associées à un sacré lot de rebondissements : les pages ont tout simplement défilé entre mes doigts. J’ai malgré tout trouvé quelques résolutions assez « faciles » par rapport à l’avancée de l’intrigue. Mon intérêt n’a cependant pas faibli une seule seconde. La mystérieuse tante Lisa, destinataire de nombreuses lettres qui parsèment le récit, ajoute au mystère qui entoure le récit. Le final se fait quant à lui plutôt inattendu, voire sanglant. Je n’ai jamais vu le film Da Vinci Code, pour autant je n’ai pu m’empêcher de penser à lui au cours de ma lecture. Autant vous le dire, ce roman me laisse sur une forte impression. Je ne pense pas l’oublier tant il se fait étonnant, presque impossible à étiqueter. Si vous parvenez à tenir le rythme, je ne doute pas que le final ne vous décevra pas. De plus, j’imagine très bien pour ce roman une adaptation ciné. Si c’est le cas un jour, je fonce !

Extraits …

« En dépit de ma réticence à me fournir dans la garde-robe d’Ambrose Wells qui avait dû commencer à se démoder à l’époque des montres de gousset et des ballons dirigeables, nous avons réussi à nous faire remarquer à l’église. »

« A. : Si vous voulez; vous devez savoir comment ça marche. Un artefact contenant… des sentiments à l’état brut, des pensées non triées, des bruits et des douleurs que le cerveau interprète – est-ce si incroyable ?
Dr Belknap : Non. Ça existe depuis des milliers d’années. Ça s’appelle un livre. »

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