Voyages-en-egypte

Jeudi dernier, direction le musée de ma ville pour aller voir une expo consacrée à l’Égypte du XIXe siècle. Ce joli voyage culturel s’attache à montrer l’engouement pour le pays des pharaons qui s’est développé dès la campagne de Napoléon. L’archéologie. Les récits de voyage. La découverte d’un Autre. La France se passionne alors, en plein XIXe siècle, pour ce pays si lointain. Cerise sur le gâteau, la naissance de la photographie (dans les années 1830) permettra d’immortaliser cette passion pour l’Égypte. Dépaysement garanti ! En me rendant à cette expo, j’avais alors plus que tout envie de me changer les idées. Les nombreuses toiles et photographies représentant de sublimes paysages, les reliques et objets relatifs à l’Égypte antique, auront fait que je suis ressortie de ma visite plutôt enthousiaste.

La première partie de l’exposition est centrée sur Napoléon Bonaparte et la campagne d’Égypte (1798-1801). Cette campagne militaire s’accompagnait déjà d’une certaine curiosité relative à ce pays. Historiens, botanistes ou encore dessinateurs étaient en effet également de la partie. Si la campagne militaire est un échec (Napoléon avait notamment pour objectif de contrer la puissance anglaise), les découvertes des savants sont publiées dans un recueil : Description de l’Égypte. Le champ de l’égyptologie est né !

Ci-dessous : Vue du sphinx et de la grande pyramide pris du sud-ouest (Nicolas Jacques Conté), La grande porte de la mosquée El Hassan au Caire (Louis Cabanes).

expo_mdn_2017-607x352 09-Bassedef_Cabanes_LaGrande Porte de la mosquée_hst_Montauban_Musee Ingres©G. Roumagnac

Et les découvertes ne s’arrêteront pas là (pensez aux fouilles archéologiques en vogue au début du XXe siècle). Dés lors, les arts, la mode, l’architecture feront de plus en plus de petits clins d’œil réguliers au charme de l’Égypte antique. Si l’impératrice Joséphine, en grande férue de mode, avait remis au goût du jour le style à l’antique (robes légères, presque en transparence), je vous parlais il y a peu des références à l’Égypte antique dans la mode des années 1920.

Arrive ensuite une partie davantage axée sur la mythologie. Statuettes divines, amulettes protectrices côtoient ainsi la cuve d’un sarcophage ou encore une momie de chat ! J’ai beaucoup aimé ce moment de l’exposition. Face à ces objets anciens ayant une histoire si particulière, on ne peut qu’éprouver d’étranges sensations. J’ai également apprécié les rappels de croyances égyptiennes concernant la pesée de l’âme, l’accumulation d’objets et de provisions dans le tombeau du défunt ou encore les rites autour de la momification. L’occasion de croiser de nombreuses représentations d’Osiris, Isis, Mât ou encore Seth. Passionnant !

Ci-dessous : Couvercle de sarcophage, troisième période intermédiaire (1069-664 av. J-C).

07-Bassedef_Couvercledesarcophage_Fondation Gandur pour l%u2019Art_Genève_Suisse©S.Pointet

Enfin, j’ai terminé ma visite avec quelques autres toiles et photographies (fin XIXe et début XXe). Celles-ci donnent une petite idée de comment pouvaient vivre les locaux (portraits de femmes avec leurs enfants, photographies d’ouvriers égyptiens). D’autres représentations de paysages, à couper le souffle, sont à nouveau de la partie. J’ai grandement apprécié cette immersion au pays des pharaons : j’ai réellement eu l’impression de voyager l’espace d’une bonne heure (compter environ 1h30 pour la visite). Me retrouver devant la momie d’un chat, ou encore face à un sarcophage, a été plutôt impressionnant.

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