Si ça saigne • Stephen King

heart_32

193968438_2799559080308013_3579132878887788132_n

Éditions Albin Michel, 2021 (453 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain bénit dans le monde des news en continu. Holly Gibney, de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, mais le journaliste qui couvre les événements attire son attention…

La première phrase

« Ma ville natale n’était qu’un village de six cents âmes environ (et c’est toujours le cas, bien que j’en sois parti), mais nous avions Internet, comme dans les grandes villes, si bien que mon père et moi recevions de moins en moins de courrier. »

Mon avis …

Je vous l’avoue tout de go : je suis loin de tout connaître de Stephen King, puisque je n’avais lu que Shining avant d’ouvrir ce recueil de nouvelles. Pourtant, son univers m’attire. J’aime retrouver une part de surnaturel dans la littérature, tout comme j’apprécie de temps en temps frissonner au gré des pages. Avec Shining, j’avais été un brin déçue, le roman n’ayant pas réussi à me faire oublier l’adaptation de Kubrick. Mais puisque tout me ramène à Stephen King (je me sens attirée par de nombreux titres, Salem ou encore Simetierre en tête), j’ai eu envie de poursuivre l’aventure. Si ça saigne est un recueil de quatre nouvelles : Le téléphone de M. Harrigan, La vie de Chuck, Si ça saigne, et enfin Rat. Je n’en ressors pas totalement convaincue, ayant trouvé l’ensemble inégal. Certains textes s’en sortent mieux que d’autres. Peut-être aurai-je plus de chance la prochaine fois, en choisissant cette fois-ci un roman ? Reste que j’ai beaucoup aimé Si ça saigne, ma nouvelle préférée de ce recueil.

Le téléphone de M. Harrigan

Une histoire d’amitié entre un enfant et un vieil homme, qui se teinte par la suite de surnaturel. Alors que Craig offre à son voisin (M. Harrigan) un iPhone dernier cri, le vieux monsieur n’en revient pas. Comment a-t-il pu se passer d’un tel bijou technologique durant toutes ces années ? Ce téléphone reste l’objet central de la nouvelle. Mort et enterré, il permettra en effet à M. Harrigan de garder un lien avec son petit protégé. Ou est-ce simplement le fruit de l’imagination de notre jeune héros ?

Stephen King signe ici une nouvelle intéressante, quoique lente. Lorsque nous mettons enfin un pied dans le surnaturel, je me suis surprise à dévorer le reste du récit. J’ai beaucoup aimé. Dommage que le tout mette du temps à se mettre en place.

La vie de Chuck

L’auteur nous propose ici une atmosphère apocalyptique ô combien angoissante. Face au monde qui s’effrite, une affiche publicitaire se retrouve partout : elle représente un homme, à l’approche de la quarantaine. Stephen King nous raconte alors la vie de cet homme, Chuck, en commençant par la fin. La nouvelle se termine alors que Chuck, enfant, s’apprête à entrer dans une pièce (curieusement cadenassée) de la maison familiale.

J’ai eu beaucoup de mal à apprécier cette nouvelle. Les récits apocalyptiques ont tendance à me donner le cafard, et j’ai trouvé ce texte difficile à lire émotionnellement. Je n’ai pas non plus accroché au découpage en trois parties. Reste que j’ai réussi à être surprise par les derniers chapitres.

Si ça saigne

Si je n’ai jamais lu L’Outsider, je connaissais déjà le personnage d’Holly Gibney grâce à une adaptation du roman en mini-série datant de 2020. J’étais donc ravie de retrouver notre héroïne (Si ça saigne se présentant comme une suite). Holly est ici sur les traces d’un présentateur télé, aux traits fluctuants, présent dès qu’une catastrophe se produit. La dernière en date : l’explosion d’un collège.

Cette nouvelle reste ma préférée. Elle est terrifiante car imaginer qu’un tueur puisse changer ses traits de visage pour se fondre dans la masse, cela fait froid dans le dos. Mais j’ai surtout accroché à toutes les étapes qui font qu’Holly parvient à approcher “l’outsider” avec la volonté de lui tendre un piège. Les derniers chapitres sont géniaux, et je pense que ce récit me restera longtemps en mémoire.

Rat

Un écrivain, peu inspiré, quitte femme et enfants pour aller écrire dans une cabane qui leur appartient. Perdue en pleine forêt, cette cabane n’est plus vraiment le refuge tant espéré lorsqu’une tempête s’annonce. Coincé au milieu de nulle part, notre héros se retrouve à cohabiter avec… un rat ! Il pactise même avec lui. Le rat soufflera l’inspiration qui manque à notre auteur, afin que celui-ci puisse clôturer son roman. Il y a cependant une contrepartie…

J’ai aimé cette nouvelle pour son originalité et son atmosphère. Jusqu’à la fin, on se demande si notre héros a réellement vécu cette rencontre pour le moins étrange avec le rat, et s’il n’a pas halluciné leur pacte (fiévreux et seul, bloqué en pleine tempête).

Un ensemble inégal, donc. Si ça saigne me restera longtemps en tête (il n’est pour moi pas forcément nécessaire d’avoir lu L’outsider avant), les autres récits un peu moins. Je reste quand même contente d’avoir eu l’occasion de retrouver la plume de Stephen King. La prochaine fois, mon choix se portera sur un roman.

Extraits …

« Au vingt-et-unième siècle, ce sont nos téléphones qui nous unissent au monde, me semble-t-il. Et dans ce cas, c’est certainement un mauvais mariage. »

4 commentaires sur “Si ça saigne • Stephen King

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :