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9782266239127

Éditions Pocket, 2012 (705 pages)

Ma note : 17/20

Quatrième de couverture …

Le succès de leurs aventures ne s’épuisera jamais : Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Depuis un siècle et demi, ils nous enseignent l’amitié, l’insolence et l’audace. Pour sauver son orgueilleuse et mélancolique reine, le quatuor mythique de la chevalerie française affronte la noirceur de Richelieu et la perfidie de Milady.
Unis par une fraternité sacrée qui les rend invincibles, ils incarnent le charme et l’indépendance de tout un peuple. Mais la flamme et la vitalité qui émanent de chaque page de ce roman reste un mystère : il en va ainsi de tous les chefs-d’œuvre.

La première phrase

« Le premier lundi du mois d’avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. »

Mon avis …

Les trois mousquetaires n’est autre que LE roman de mon adolescence : je me souviens l’avoir dévoré l’année de mes 15 ans. J’avais alors été happée par ce merveilleux roman de cape et d’épée qui ne manque pas de panache. Duels, complots ou encore intrigues amoureuses côtoient habilement chevauchées et faits historiques avérés. Impossible de s’ennuyer une seule seconde ! Plus de dix ans plus tard, la magie a une nouvelle fois opéré…

Le roman débute en 1625. Le jeune d’Artagnan vient de quitter son Béarn natal, espérant faire fortune à Paris et rejoindre la compagnie des mousquetaires du roi menée par Mr de Tréville. Autant le dire, son parcours sera semé d’embûches. Mais heureusement, le jeune homme pourra compter sur le soutien de trois mousquetaires : Athos, Porthos et Aramis. Très différents, les quatre hommes parviendront pour autant à se vouer une amitié sans faille. Dès lors pour d’Artagnan, tout s’enchaîne : duels contre les soldats du cardinal, sa rencontre avec la jolie Mme Bonacieux, l’affaire des ferrets de la reine, Buckingham, le siège de la Rochelle, la vengeance de Milady… Et qu’est-ce que j’ai trouvé l’intrigue passionnante ! J’ai d’autant plus apprécié ce roman qu’on y rencontre de nombreux personnages historiques, mais surtout que leurs portraits se font suffisamment détaillés pour qu’on ait l’impression de les voir évoluer en chair et en os. Le roi Louis XIII et sa santé fragile, sous la coupe d’un cardinal (Richelieu) on ne peut plus impressionnant. La reine Anne d’Autriche, future mère de Louis XIV, qui subit à la fois les foudres de son mari et les intrigues de cour. Chaque personnage contribue à faire de ce roman un récit captivant.

Mon personnage préféré reste celui d’Athos. J’ai beaucoup aimé découvrir son histoire et son passé. Des quatre amis, c’est aussi certainement le plus posé, le plus mystérieux. Mais les autres personnages ne sont pas en reste. Si lorsque j’avais 15 ans, je m’étais passionnée pour la relation entre d’Artagnan et Constance Bonacieux, dix ans plus tard mon ressenti est tout à fait différent. Je trouve que le personnage de Constance n’apparaît pas tant que ça, et n’est pratiquement qu’un prétexte pour entrer dans les intrigues de la cour. Non, cette fois-ci, j’ai été subjuguée par le destin d’un autre personnage féminin : celui de la perfide Milady de Winter. Il est rare de retrouver dans la littérature une « méchante » aussi calculatrice et impitoyable. J’ai adoré son personnage par rapport à la place exceptionnelle que lui attribue Alexandre Dumas dans l’intrigue.

Vous l’aurez compris, je ne peux que chaudement vous recommander ce classique de la littérature française. S’il s’agit d’un pavé, l’écriture de l’auteur est fluide et tout se succède à une vitesse qui fait que le lecteur n’a certainement pas le temps de s’ennuyer. Quant à Milady, elle est tout simplement ensorcelante. C’est un énorme coup de cœur, une lecture que je ne suis pas prête d’oublier. Je lirai certainement Le comte de Monte-Cristo l’été prochain. Ce sera alors une vraie découverte, je ne connais en effet pas du tout l’intrigue.

Extraits …

« – Comment vous appelle-t-on, mon brave ? dit Athos.
– D’Artagnan, monsieur.
– Eh bien, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, en avant ! cria Athos.
– Eh bien, voyons, messieurs, vous décidez-vous à vous décider ? cria pour la troisième fois Jussac.
– C’est fait, messieurs, dit Athos.
– Et quel parti prenez-vous ? demanda Jussac.
– Nous allons avoir l’honneur de vous charger, répondit Aramis en levant son chapeau d’une main et tirant son épée de l’autre. »

« On les voyait entrelacés, tenant toute la largeur de la rue, et accostant chaque mousquetaire qu’ils rencontraient, si bien qu’à la fin ce fut une marche triomphale. Le cœur de d’Artagnan nageait dans l’ivresse, il marchait entre Athos et Porthos en les étreignant tendrement. »

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